“El espíritu de los muertos vela”. “L´esprit des morts veille”.

Manao tupapau. Paul Gauguin.

Miedo al infierno,  preso bajo mi piel, a sus llamas rasantes, a la opacidad de sus ojos (ojos repetidos y deformes en un laberinto de espejos), a su cola de serpiente que estrangula mi garganta.

Tanto
tanto
miedo
que huyo al galope de las sombras dentelladas que chasquean en mi cabeza.

Leve consciencia de mi rostro, ojos entornados hacía lo más profundo, cejas alzadas hacía el cielo ( trapecios donde sujetar una ilusión de libertad, la fugacidad de la brisa, y, así, poder aliviar las miserias de una acróbata presa de vértigo).

Sollozos en la red de mis venas vacías de sangre. Opalescencia verde, litros de absenta, delirio entre luminiscencias, seducción de luz blanca que atrae y mata a las mariposas cuando la noche oprime,

sus alas de terciopelo negro rozan mi piel…

pobreza de vida que se pasea

fuera de mí

absorta en registrar las grietas de los muros.

Version française.

Peur de l´enfer enfermé sous ma peau, à ses flammes, à ses yeux glauques (yeux répétés et diformes dans un labyrinthe de miroirs), à sa queue de serpent qui étrangle ma gorge.

Peur
peur
tellement peur

que je fuis au galop les ombres dentellées qui se battent dans ma tête.

Conscience fugitive de mon visage, esquisse de paupières fermées, yeux revulsés à l´intérieur de moi, profondèment, sourcils dressés vers le ciel (trapèzes où accrocher une illusion de liberté, la fugacité de la brise, et, ainsi, pouvoir alléger les misères d´une acrobate malade de vertige).

Sanglots dans le filet de mes veines vidées de leur sang. Opalescence verte, litres d´absinthe, délires de luminiscences, séduction de la lumière blanche qui atrappe et qui tue les papillons dans l´opression de la nuit,

leurs ailes de velours noir caressent ma peau…

pauvreté de vie qui se promène

très loin de moi,

absorbée à registrer les crevasses des murs.